
2884
Une après midi dans la Somme dans un endroit paisible, une campagne riante sous ce soleil de printemps. Un endroit ou le matricule 2884, c'est à dire mon grand père a failli perdre la vie et rejoindre le tombereau de corps inertes, déchiquetés. Ici, c'est joli mais à bien y regarder de près, les cicatrices sont encore bien visibles. Elles témoignent ce cette folie permanente qui secoue les humains, depuis et pour toujours. Je voulais aller là-bas où deux peuples, deux "humanités" s'étripaient joyeusement et où chacun au fond de lui ne rêvait que d'une chose, rentrer chez lui et couler des jours heureux. Mais quelque part, il y a des hommes qui en décident autrement et toujours, de les écouter de grès ou de force, les troupeaux avancent sourds et aveugles prêt à commettre le pire. Une histoire sans fin.
























