
Parti sans laisser d'adresse
Qui se souvient de l'affaire Métal Europ ? Pas grand monde à coup sûr, pourtant à l'époque, elle avait fait grand bruit. Encore un événement symptomatique du fonctionnement ou dysfonctionnemt de nos sociétés. C'est une fois de plus, une histoire banale, surtout dans le nord, à cheval sur Noyelles-Godault et Hénin-Beaumont, près de Lens. Une fermeture brutale d'usine, une fonderie sacrifée, toujours pour les mêmes raisons. Une fermeture d'autant plus brutale qu'elle n'a pas respectée grand chose des usages en la matière. On met la clef sous la porte du jour au lendemain, sans aucune considération, salut, débrouillez vous, je me casse. En même temps, le boss condamné à 325 ans de prison au Etats Unis, sous le coup de 60 chefs d'inculpations, confiné et réfugié en Suisse a remis les compteurs à zéro en bidouillant un accord à coup de millions avec le couple Clinton, le dernier jour ou presque de son mandat. Joli non! En attendant sur les rives de la Deûle, les familles pleuraient une fois de plus. Bien évidemment, les élus du moment, la main sur le cœur, dressés droit comme des i, la tête relevé, le ton assuré, promettaient de faire mordre la poussière à ces patrons voyous, avec le fameux « pollueurs payeurs ». Oui, car bien évidemment deux siècles de métalurgie ont en plus largement contaminés les sols, les eaux et les humains. Faut il rappeler qu'ici, c'est l'espérance de vie la plus basse de France. Enfin, les pollueurs rigolent encore, la bonne blague.
























